Lundi 7 juillet 2008
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14:46
Dur dur le réveil... les marques de l'oreiller sur la joue et rien à becqueter pour le petit dèj... Pourtant on avait retardé l'alarme du portable au maximum histoire d'être occupé tout
de suite de ne pas être trop torturé par nos ventres criant famine.
Première mission: retirer de l'argent...
On a tenté notre chance au premier guichet qui s'est trouvé sur notre route... "Introduisez votre carte" (ou un truc comme ça)... RRRRrrrrrr (la machine bosse... le français ça lui réussi pas...)
Pendant l'attente, ils meublent avec un petit bonhomme déguisé en % qui court après son homologue déguisé en zéro... un peu gonflant quand on en est au 3e essai... Sans s'énerver, on a préféré
entrer dans le bureau et tenter notre chance avec des êtres humains... Soazig pique la place assise du vigile (seule chaise à l'horizon) pendant que Flavie se dirige vaillamment vers un des
guichets... Pas de pot, après avoir fait la queue on nous annonce que c'est pas le bon (ils n'ont qu'à être plus clair aussi!), il nous manque le laissez-passer A38 ou B47 ça dépend de l'humeur du
jour...
Enfin après moultes péripéties (bah ouai...faut bien vous donner l'impression qu'on en bave!) on revient devant notre guichetière qui heureusement parle anglais... et là elle nous remet une liasse
de billets bleus et verts... Evidement on n'avait pas d'enveloppe et c'est pas plus fière que ça qu'on est rentré au campus, essayant d'avoir l'air naturel...
Deuxième mission: RDV avec Adriana Rosu, la reine des responsables des relations internationales!
Munies de notre plan de la ville, comme de vraies touristes nous partons à la recherche de la rue Emil Isaac... Et oui pourtant c'est là que le microbuz nous avait éjecté la veille... mais le
chemin en sens inverse et sans conducteur nous a paru un peu plus compliqué! Arrivées dans le bureau d'Adriana, presque comme une mère elle nous a pris sous son aile et nous a déchargé de nos
papiers administratifs dont on ne savait que faire... Sans s'énerver elle a fait le tris entre les papiers signés mais pas complètement, ceux mal remplis et ceux perdus, le tout s'étalant en vrac
sur son bureau...Pourtant on s'était donné du mal pour tout rendre en bonne et dûe forme! Mais elle n'en a jamais vu la couleur... Où se sont donc égarés ces malheureux papiers? Enfin, après
quelques heures passées avec ou sans sa compagnie (mais tjs dans son bureau!), c'est chargé de cadeaux et le coeur léger que nous sommes reparties (allez courage Soazig toi aussi tu les auras tes
signatures!).
Troisième mission: Il commence à faire faim... et les sandwichs sont far far away! objectif: trouver CORA et quelque chose qui ressemble à de la nourriture française (nostalgie quand tu
nous tiens!).
Il existe un arrêt de bus gratuit, en face d'un magasin de chaussures, lui-même à côté d'un magasin de viande... Merci Adriana! Malheureusement cette combinaison est très fréquente à Cluj... ce qui
ne facilite pas la tâche! Bon posons la question... Français? Anglais? Roumain? Chinois? (ah non, désolé nos talents ont des limites!) La quête est encore plus difficile quand l'arrêt de bus a
déménagé depuis 2 mois, en ne prévenant que la pharmacienne du coin... Mais qui nous a volé notre arrêt? On le trouve finalement plus loin, par là-bas... Merci chauffeur d'être en retard!
CORA: les courses on sait faire... le cadis il faut une pièce... et évidement il ne carbure pas aux billets de 100LEI! Merci âme généreuse pour cette petite pièce!
Programme des courses: vaisselle, couverts, produits d'entretien, papier toilette, quelqu'un a-t-il encore une main pour mettre des pâtes et du riz?
Bon finalement c'est chargé comme des bourricots qu'on chope un taxi: "Campus Hasdeu" avec notre bel accent français (on a fait quelques progrès depuis!), mais pas de pot on tombe sur le seul taxi
de Cluj qui ne connaisse pas sa géographie! On sort la carte et c'est tous ensemble qu'on essaie de retrouver la route! On stresse un peu en regardant défiler le compteur, mais on arrive à bon port
et pour le prix escompté... (encore merci Adriana!)
Il ne reste plus qu'à monter nos sacs au 4e étage... et a remplir notre frigo!
Et c'est la fin de cette première journée, que l'on a fini sur les rotules!
Au passage, pendant que je vous écrivais ces quelques mots, Flavie soliloque devant sa biscotte, je crains qu'elle ne vire un peu schizophrène!!! (ne vous inquietez pas, papa, maman de Flavie...
nous gérons la situation!)